Projets artistiques d'éducation populaire
2025 / 2026 / 2027
La République des enfants à l'école Diderot
Projet en cours de construction, dont les deux premiers axes sont en partie financés. Si vous le souhaitez, vous pouvez nous aider en soutenant ce projet.
À l'origine du projet
L'école Diderot
Contactée par Loïc Rougier, directeur de l'école Diderot, celle de son enfance, dalie Farah a proposé de réaliser un rêve : créer des brigades de lecteurs pour rendre la puissance de la connaissance aux enfants. Pendant ses années d'enseignement, elle a initié plusieurs propositions artistiques et culturelles dans le cadre d'ateliers artistiques mais aussi de cours de culture générale. Elle a donc pu expérimenter la puissance d'apprentissage par la joie de créer et le plaisir de partager cette joie.
Le concept de culture et d'expérience
Le projet de création prend une forme plus complexe et s'adresse à un public particulier : les enfants. Son engagement auprès de la protection de l'enfance s'articule dans le fait de mettre au service des enfants et de la ville son art et d'inscrire pleinement ce projet dans sa propre création artistique. Protéger l'enfance c'est lui donner l'occasion d'exercer sa puissance de création, faire l'expérience de cette puissance pour grandir dans l'idée que cette protection est possible et passe par les mots.
Il s'agit donc de créer non seulement des expériences de lecture/écriture/spectacle mais surtout une culture de cette pratique. Pour cela, il faudra articuler plusieurs partenaires et acteurs de la vie éducative, associative et culturelle du quartier. C'est un projet politique au sens premier du terme, qui concerne la ville et les enfants.
Projet de proximité et résonance sur les autres territoires
Enfin, ce projet a pour visée l'écriture d'un livres pour la jeunesse qui pourra devenir une série : Les Contes de l'Impasse Verlaine. Cet ouvrage aura pour objectif d'être édité dans une maison d'édition parisienne ce qui pourra donner de l'écho à l'initiative et valoriser le parcours des enfants et leur lieu d'habitation. Les illustrations seront commandées auprès d'artistes de la région et pourront servir lors de la représentation du conte musical.
Les trois axes du projet
Les « brigades de lecteurs »
Créer des « brigades de lecteurs » pour favoriser la lecture-plaisir et la découverte précoce de ce plaisir par/pour les familles à destination de classes maternelles.
Ateliers d'écriture / lecture musicale
Initier des ateliers d'écriture / lecture musicale dans les classe d'élémentaire et créer une dynamique d'apprentissage par les pairs.
Spectacle de lecture
Créer un spectacle de lecture musicale par et pour les enfants.
Description détaillée par dalie Farah
Les « brigades de lecteur »
Je suis professeure agrégée de lettres modernes et durant ma carrière d'enseignante (près de 30 ans), j'ai pu enseigner l'alphabétisation, le français langue étrangère, la culture générale, la philosophie, la littérature et la langue française au collège, au lycée, à l'université, en IUT et dernièrement en classes de BTS et en Classes préparatoires. A chaque niveau j'ai expérimenté la lecture à voix haute comme vecteur vertueux de compréhension et d'apprentissage. J'ai pu mesurer aussi durant ma carrière cette inégalité première que l'école ne résorbe jamais -quand elle ne la creuse pas- entre ceux qui ont bénéficié de lectures quotidiennes dans la petite enfance et les autres.
Il s'agit d'organiser autour de l'enfant, une « brigade » de lecteurs volontaires qui lui liraient tous les jours des « textes » dans sa famille. Il s'agit de créer cet espace heureux de lecture partagée favorable au développement de l'enfant.
L'impasse Verlaine
La recherche montre les vertus de cette « lecture partagée » et l'efficacité de ces expériementations auprès des enfants de maternelles. « Concernant l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, les recherches soulignent l'importance de facteurs tels que l'ampleur du vocabulaire, la conscience phonologique et la familiarité précoce avec les conventions de l'écrit. Or, on sait que ces compétences sont développées avant l'école primaire et que leur apprentissage est socialement conditionné (See, Winston 2014), parce que le développement langagier dépend fortement des interactions entre parents et enfants : les parents plus instruits consacrent plus de temps à des activités de stimulation de leurs enfants ; ils veillent à intégrer dans leur quotidien des activités éducatives intentionnelles, ainsi que des activités d'apprentissage informel. »
Je crois que la ville de Clermont peut/doit offrir aux petits clermontois cette possibilité en offrant aux parents les conditionsde cet apprentissage. L'idée est de l'offrir à une dizaine de familles volontaires dans un premier temps. Je suis certaine que l'émulation fera le reste.
Atelier d'écriture et pratique de la lecture musicale
Il est courant de séparer la lecture de l'écriture, alors qu'ils ne sont qu'un. Je suis écrivaine et je le suis depuis que j'ai 10 ans, âge où j'ai écrit mes premiers poèmes. Mon goût pour l'écriture vient de mon milieu analphabète, mais aussi de la pratique joyeuse et vitale de la lecture. La nécessité et la joie ont fait mon goût.
J'aimerais donc intervenir dans les classes pour travailler à l'écriture d'un Gens de Clermont XII,qui serait fondé sur l'écriture de contes. L'idée est de co-écrire avec les enfants de classes primaires des contes et de ménager des temps de lecture à voix haute qu'ils pourraient partager entre eux. (interclasses ou interniveaux)
De mon côté, je pourrais faire un recueil auprès des habitants sur les histoires/contes de leur enfance, sur leur propre histoire et écrire aussi.
A plusieurs reprises, un musicien pourra venir partager ces ateliers avec les enfants.
Lecture musicale à la Maison Mandela, et possibilité d'une programmation dans un Festival pour enfants
La lecture musicale devant un public a pour objectif d'actualiser l'acte de lire et de créer comme un acte social joyeux et vertueux. Ainsi ceux qui auront été apprentis deviennent experts.
C'est une conviction acquise depuis mon histoire, ma pratique d'enseignante et mes pratiques d'écrivaine :c'est en forgeant qu'on devient forgeron. Plus sérieusement, la force d'un apprentissage ce n'est pas la conscience de ses faiblesses mais la conviction de ses forces et l'enfant – qui plus est défavorisé- expérimente davantage ses déficiences et même la conviction de sa « nullité » scolaire à chaque jour qui passe.
La lecture musicale permettra de mêler comédiens professionnels et amateurs pour porter un texte littéraire à destination de tous les publics.
Le texte fera l'objet d'une édition nationale et l'on peut rêver que cette lecture soit possible dans d'autres villes de France !
2026 / 2027
Biennale des écritures du réel
Le projet n’est pas du tout financé pour l’instant.
A l'origine du projet : une démarche individuelle et un collectif
Dalie Farah appartient à un collectif d'autrices « Toute ressemblance » : journalistes, écrivaines, scénaristes, documentaristes ou réalisatrices qui écrivent des livres, des histoires vraies, des séries de fiction, des podcasts, des films documentaires, des bandes-dessinées... Le collectif a pour objectif de proposer des master class, des ateliers, des débats, des formations et son expertise sur les narrations du réel.
Pourquoi un événement autour des narrations du réel ?
Le 21ème siècle offre des possibilités de « fake » à l'infini, le faux est partout, dans le meilleur des cas, l'artifice enjolive et offre une réalité favorable à ceux qui la contemple, l'effet pervers est la confusion entre le réel et le « fake » qui empoisonne le lien aux monde en diffusant des mythologies fausses et surtout mortifères. L'écriture du réel s'apparente à une éthique contemporaine : écrire le réel c'est documenter la véritable vie des « gens », c'est proposer des narrations loin des préjugés, des stéréotypes.
Qui plus est, le réel est un lieu possible et fécond pour différents types d'art. Le courant naturaliste du XIXème siècle a tracé ce chemin de création autour du réel : les peintres ont portraiturer des lavandières, des ouvriers, des paysans, des usines, des corps fatigués, des corps qui dansent, des corps anonymes qui vivent. Déjà à cette époque, cette esthétique s'apparentait à une résistance contre un art fabulateur qui met en scène les puissants et invisibilisent les autres. Les écritures du réel sont devenues des écritures de résistance.
Enfin, créer cette biennale avec le collectif s'inscrit dans le travail personnel de dalie Farah en écho avec son travail « Gens de... »
Quelles attentes pour cette Biennale ?
On note un intérêt contemporain pour les productions qui concernent le réel. Récit de fait-divers, le témoignage, enquêtes, podcasts, les formes sont diverses et peuvent concerner différents publics. L'objectif n'est pas seulement de présenter des « exemples » ou des « savoirs », il s'agit de proposer une pratique de ces écritures du réel à travers des ateliers de pratiques artistiques et documentaires.
Ainsi, en amont seront organisés différents types d'ateliers pour préparer les rencontres, la Biennale sera une évenement collectif, organisée de manière collective et participative.
Il s'agit de favoriser les échanges, les rencontres et les pratiques des partipants qui pourront être acteurs
- de l'organisation des rencontres ;
- de la lecture musicale ;
- de leur création dans les ateliers.
Ces évenements ont pour objectif de donner un caractère festif à la Biennale en permettant les rendez-vous entre professionnels et amateurs, entre les générations et les publics.
Un ancrage local et régional, une résonnance nationale
L'ancrage est celle du territoire de la métrople mais a vocation à s'étendre de la ville à la zone rurale. Dans une première édition, la Biennale sera située à Clermont-Ferrand. A termes, il s'agira de fédérer des initiatives sur tout le territoire, voire d'exporter un modèle d'évenements. Les intervenants appartiennent au tissu métropolitain mais aussi à des instances nationales ou d'autres régions. L'objectif est de créer une référence aux écritures du réel en associaciant des partenaires différents.
Les axes du programme
Voici un programme (indicatif) sur trois journées...
En amont (septembre 2026)
| Planning | Partenariats possibles | Intervenants |
|---|---|---|
| Proposition d'ateliers d'écriture, lecture, et création pour préparer les rencontres. | Journaux locaux, Archives départementales, les Musées de la région. | Les membres de la Compagnie dalie Farah |
Jour 1
| Planning | Partenariats possibles | Intervenants | |
|---|---|---|---|
| 10h-12h | Rencontres I et II en milieu scolaire | Médiathèque et établissements scolaires | Membres du collectif. |
| 14h-16h30 | Ateliers I et II de pratiques artistiques et documentaires tout public (y compris scolaires du centre ville) | La Comédie de Clermont * | Membres du collectif. |
| 17h-19h | Table ronde aux Volcans et dédicaces | Librairie les Volcans * | Membres du collectif. |
Jour 2
| Planning | Partenariats possibles | Intervenants | |
|---|---|---|---|
| 10h-12h | Rencontres III et IV en milieu scolaire (zone rurale) lieu à préciser | Mairie, librairie, médiathèque, établissement scolaire | Membres du collectif. |
| 14h-17h | Film proposé au public avec échange | Association de cinéma | Membres de l'association de Cinéma |
Jour 3
| Planning | Partenariats possibles | Intervenants | |
|---|---|---|---|
| 10h-12h30 | Ateliers II et III de pratiques artistiques et documentaires tout public | La Comédie de Clermont * | Membres du collectif et de la Compagnie dalie Farah |
| 14h-16h | « Café du réel » à la Librairie les Volcans ouvert au public | Librairie les Volcans * | Membres du collectif. |
| 17h30-18h45 | Lecture musicale « gens de » | La Comédie de Clermont * | Compagnie dalie Farah |
* ont donné leur accord de principe